568 %, en n’écoutant que ce que je voulais

Je parle souvent de ma vie professionnelle ici, tout en laissant un voile constant sur les détails qui la constituent. Ma pudeur légendaire, sans doute. Mais en ce moment j’ai envie d’en dire davantage. Parce que 2015 a été une année extraordinaire pour moi et mon entreprise.

Cette année j’ai augmenté mon chiffre d’affaire de 568%. Et je me suis éclatée.

En cette fin d’année, je pense beaucoup à ceux d’entre vous qui traversent le temps en trimant comme des fous. Ceux qui songent à monter leur entreprise, aussi. Ceux et celles qui se posent des questions. Et j’ai envie de parler de mon expérience parce que j’ai remarqué que lire les histoires des autres est toujours une très grande source d’inspiration et de motivation pour moi. J’aurais beaucoup à raconter, mais ces temps-ci, je pense surtout à toutes les choses douteuses entendues sur mon parcours et auxquelles j’ai, plus ou moins consciemment, tordu le cou ces dernières années.

Je ne suis pas une femme de débats, les conversations houleuses et les disputes : très peu pour moi. Je n’ai que très peu d’énergie à consacrer aux controverses et encore moins à répondre aux insultes. Mais je n’oublie pas. Et j’ai envie de vous parler de ces choses qu’on m’a dites, parce que vous aussi, peut-être, vous les entendez. Et l’important, surtout, c’est de ne pas y croire : parce que c’est franchement n’importe quoi. Bien sûr, j’ai aussi reçu des conseils très précieux, et je vous en parlerai également, à l’occasion.

« Tu vas faire la pute »

C’est ce qu’une connaissance m’a dit lorsque j’ai signé le contrat le plus génial de 2015. Le genre de contrat qui concentre à lui seul tout ce pour quoi j’ai créé mon entreprise.

Comprenez, il y a deux options pour les femmes, de nos jours :

  • Avoir la jugeote de rester à leur juste place, c’est à dire : ne pas trop réussir professionnellement, confirmant ainsi qu’elles valent moins qu’un homme.
  • Ou réussir professionnellement, auquel cas elles sont forcément des putes : car, à coup sûr, leur réussite ne peut s’expliquer que part l’usage outrageux qu’elles font de leurs organes sexuels pour parvenir à leurs fins.

Dans un cas comme dans l’autre, la réussite c’est mal ; la réussite, c’est sale. Et gagner de l’argent pour le travail que vous fournissez, mesdames, c’est pire que tout : c’est de la prostitution (c’est pour ça qu’on vous paye moins que les hommes. C’est du respect en fait : c’est pour que vous n’ayez pas l’impression d’être des putes).
Je me demande s’il arrive souvent à un homme, jeune ou moins jeune, de se faire traiter de gigolo, ou même de « pute » (ne nous refusons rien) lorsqu’il réussit professionnellement.
J’échange un savoir-faire et une expertise contre de l’argent mérité par le travail que je fournis. Je sais que je suis une femme, mais je n’en suis pas pour autant une prostituée : je suis une professionnelle, et une cheffe d’entreprise.

 « Tu écris comme une merde »

Celle-là, je n’y avais pas cru à l’époque, alors j’ai continué à écrire.
Bilan : en 2015, j’ai fait 15,5% de mon chiffre d’affaire en rédaction.
Et puisque nous parlons de mon écriture : en 2015, vous êtes 41 000 lecteurs à avoir lu 80 700 pages noircies par mon écriture de merde sur ce blog.
Voilà.

« C’est honteux de vivre du chômage et de profiter du système en vivant de nos impôts, à nous qui travaillons pour de vrai »

A l’époque, je bénéficiais d’une allocation de replacement suite à mon licenciement économique. J’avais fait l’erreur de raconter, lors d’un dîner, combien j’avais apprécié les 3 mois d’introspection durant lesquels j’avais pu faire émerger mon projet d’entrepreneuriat tout en prenant du temps pour être avec mes enfants, qui avaient à l’époque 2 ans 1/2 et 4 mois.

Les femmes qui galèrent galèrent parce qu’elles ont un poil dans la main (et qu’elles ne sont que des femmes qui aiment passer du temps avec leurs enfants pendant que tout le monde se tue à bosser). Et les chômeurs sont tous, sans exception, des succubes qui vivent au crochet des honnêtes travailleurs. C’est simple la vie, non ?

Sauf qu’aujourd’hui, j’ai ma propre entreprise. Je n’aurai plus jamais droit aux allocations chômage et je vise un départ à la retraire vers mes 78 ans (si tout va bien). Bien entendu, rien à voir avec les personnes qui m’ont fait le cadeau de cette déclaration magnifique de mépris. Car plus on est à l’abri dans sa petite vie bien tranquille, plus il est délectable d’attaquer ceux qui préfèreraient qu’on leur fiche la paix.

« Toute seule tu n’es rien, tu n’es pas crédible. Il te faut une équipe de professionnels reconnus»

Une femme seule ne peut pas s’en sortir. Il n’y a pas plus effrayant qu’une femme de plus de 30 ans célibataire. Et rien de plus suspect qu’une femme qui travaille à son propre compte, toute seule. Ca fait comme un vide : il manque un homme pour faire plus solide.

Mon problème n’est pas tant que la société nous envoie ce message débile. Moi je m’en fiche, je fais ce que j’ai à faire et je réussis. Par contre, je refuse l’idée que des femmes de 23, 30 ans ou n’importe quel âge d’ailleurs, abandonnent leur projet d’entrepreneuriat parce qu’on leur a dit qu’à elles seules elles ne valaient rien. Mesdames, c’est faux.

Vous dire «tu es seule, tu n’arriveras a à rien », outre la magnifique manipulation, c’est ignorer le don incroyable que beaucoup d’entre nous ont pour s’entourer de personnes géniales.  Aussi, c’est faire comme si vous ne pouviez pas être géniale, à vous toute seule. Vous le pouvez. Et moi aussi.

Et du coup, j’ai fait +568%. Toute seule.

« Tu es trop jeune, tu fais trop jeune, tu vas avoir du mal à être crédible»

On m’avait dit aussi, lorsque je me suis lancée, que ce serait mieux pour moi de ne travailler qu’avec des gens plus jeunes que moi parce qu’à coup sûr, les plus vieux que moi m’écraseraient du pouce. Je trouvais que ça limitait grandement mes perspectives commerciales. Et puis c’était d’une condescendance magnifique.

C’est vrai que cette année, 5 personnes m’ont prise pour une étudiante. Non seulement j’ai trouvé ça drôle, mais en plus l’une d’entre elle est devenue ma cliente (lorsqu’elle a su que j’avais 27 ans… bon ok, 32). Une cliente très chouette et un contrat que j’aime beaucoup, qui plus est.

Quand je travaille, je suis comme dans cette citation de Fénelon : « Un bon historien n’est d’aucun temps ni d’aucun pays ». Bon, ben moi je suis consultante en communication, mais c’est pareil.

J’accompagne des étudiants, c’est vrai. Entre autres. J’accompagne aussi des cadres, des ingénieurs, des dirigeants, des entrepreneurs, des assistants, des ouvriers, des commerciaux. J’ai formé des gens qui étaient rentrés dans leur entreprise l’année de ma naissance, j’ai formé des personnes de mon âge. Et lorsque je suis avec mes clients : je n’ai pas d’âge, pas de sexe, pas d’origine. Je suis une experte dans mon domaine et je donne tout ce que j’ai. Voilà. Quant au reste, mes clients comme moi-même nous nous en foutons éperdument. Ensemble, nous travaillons, nous avançons, nous apprenons. Autant eux que moi. Et ça les amis, c’est un truc qui n’a pas d’âge : j’appelle ça le bonheur.

« Ne trouvez-vous pas dommage de sacrifier votre carrière pour vos enfants ?»

Ça fait quinze ans que je suis confrontée à cette réalité en matière de réussite professionnelle et de parentalité. Dans la vie, une femme doit choisir entre deux destinées :

  • Être une femme qui veut des enfants et qui souhaite consacrer un temps de qualité à sa vie de maman : ce qui veut donc dire être une femme qui n’a aucune ambition dans la vie, à part faire des gâteaux les mercredis et conduire tout le monde au judo et au foot.
  • Être une femme qui a de l’ambition et qui souhaite s’accomplir professionnellement : ce qui veut donc dire être une femme qui n’en a rien à battre de ses enfants, de sa famille, dont les dents rayent le plancher et qui ferait n’importe quoi pour ne SURTOUT pas avoir à passer du temps en famille.

Et ben fuck.

J’ai toujours eu une forte ambition professionnelle, et j’ai tout construit autour de ma vie privée et surtout de mes enfants. Ces 3 dernières années j’ai passé plus de temps que jamais loin d’eux : parce que j’ai un travail qui nécessite des déplacements réguliers. Soit.
Oui mais : je dirige une entreprise qui fait 568% de croissance en 2015 et ces 3 dernières années, j’ai passé plus de temps que jamais avec mes enfants. Pendant leurs vacances, lorsqu’ils étaient malades, lorsque la nounou était malade. Je les ai emmenés en déplacements avec moi et parfois même : j’ai séché le travail rien que pour être avec eux. Parce que j’en avais envie plus que tout et surtout : parce que je le POUVAIS.
Je ne crois pas aux sacrifices, je crois aux choix. On m’a dit aussi qu’il ne serait pas possible de développer mon entreprise ET d’avoir du temps à consacrer à ma famille. Sauf que plus on me dit qu’une chose est impossible, plus j’ai envie de la faire. Et plus je fais, plus ça marche.
Et ce temps précieux que j’ai pour moi et ma famille est sans doute LA raison pour laquelle je crois qu’il n’est pas de retour possible pour moi vers autre chose que l’entrepreneuriat. L’entrepreneuriat : avec toutes ses difficultés, mais avec toutes mes priorités.

« On dirait que tu es plus intéressée par te faire des amis et rigoler que par le travail»

Ouèpe. C’est exactement ça. Mais je le dirais différemment : je suis accro aux gens, à la rigolade ET au travail.
Donc j’ai pu faire +568% cette année : en rigolant et en partageant des moments d’une très grande humanité. C’est mon style, et ça fonctionne pour moi.

Bonus : « Votre fille ne découpe pas droit, ça va lui poser des problèmes »

C’est ce que ma prof de techno avait annoncé à mes parents lors de la réunion parents-profs de mon année de 6e. Et nous, ça nous avait bien fait rire (on aime rire dans ma famille, c’est pour ça).
Aujourd’hui j’ai 32 ans, et je suis dans l’obligation d’admettre qu’en effet : je découpe très mal et très de travers. C’est mon truc à moi. Je ne suis pas douée avec des ciseaux. Et je m’en suis sortie dans la vie, malgré tout.

Je suis sure que nous aurions plein d’exemples de phrases douteuses entendues à travers les âges, à partager tous ensemble. D’ailleurs, n’hésitez pas à me raconter : j’adore ça, les phrases débiles ! M’enfin l’important c’est de faire son chemin, de croire en soi, et de ne pas faire trop attention.

On m’a beaucoup parlé de mes tenues vestimentaires et de mes coiffures aussi : « habille-toi bien pour ne pas avoir l’air d’une jeune fille en fleur », « ne sois pas trop sexy parce que les hommes vont croire que tu veux coucher avec eux et les femmes vont être jalouses », « maquille-toi », « attache tes cheveux ». En l’honneur de ces conseils variés, j’ai choisi une photo toute particulière pour illustrer ce billet : j’y anime une formation chez un client, pas coiffée, vêtue d’un jean et de bottes pleines de boue. Je n’ai honte de rien, vraiment. Mais cette année mon entreprise a grossi de 568 %, et c’est énorme.

 

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40 Comments

  1. Mais p** comment t’es canon pas coiffée avec tes bottes (qu’on ne voit pas trop d’ailleurs).
    Bravo ! 568 fois bravo pour ton courage, tes mots, tes choix de vie et ton travail. Ça force le respect, vraiment.
    Souvent je me dis que c’est ça que j’aimerais faire mais « sortir de ma zone de confort » me fait flipper grave 😉

    • Marie Grain de Sel

      Tu sais, vue la quantité de gens qui disent que je suis super bien coiffée sur cette photo je viens de décider d’arrêter de faire des efforts. Désormais je me relèverais vite fait les cheveux, et les laisserai sales (c’est le cas sur cette photo). Merci pour ton commentaire la Crevette ! Tu bile pas avec ta zone de confort : flipper c’est bien, c’est normal. Et ce n’est pas parce qu’on n’a pas osé faire un truc dingue qu’on n’a rien fait : mais si regarde, t’as fait plein de trucs, j’en suis sure !

  2. J’adore, tout est parfait dans ton article. Tes propos, la manière dont tu dis fuck à tous ces cons/jaloux/blasés qui n’ont pas réussi à te barrer la route ou même à saper ton moral, la photo « pas coiffée » (moui, enfin, au final le rendu est un peu comme les photos de Beyoncé au réveil ou Eva Longoria sans maquillage : juste sublime et exhalant un charisme et une force peu communes…) Bref, je suis bien contente de faire partie des 41 000 imbéciles qui lisent ton écriture de merde.

    • Marie Grain de Sel

      Chère Claire, je te remercie du fond du coeur de faire tous ces efforts pour lire mon écriture de merde depuis les débuts de ce blog,ça compte beaucoup. Et je sais que ça n’a pas toujours été facile. Mes cheveux étaient gras ce jour-là, c’est ça qu’on ne voit pas sur la photo (miam ! hein ? quand même !)

  3. LN

    quand je serai grande je voudrai etre toi
    (Comment ça je suis plus vieille que toi? Elle dit qu’elle voit pas le rapport!)
    Félicitations tout est tres mérité!

    • Marie Grain de Sel

      Merci Hélène ! Moi quand je serai grande je veux être Lisa Simpson et elle aussi elle est plus jeune que moi… alors tu vois, on a de l’espoir. L’important sera notre motivation.

  4. Tu as oublié de mentionner que, bien évidemment, comme toute femme qui entreprend, elle ne peut le faire que grâce à un mari qui lui « permet » cette liberté car il est pêté de thunes…

    #ohwait

    • Marie Grain de Sel

      J’ai décidé de mettre le compte de ma société au nom de mon mari pour que tout l’argent lui revienne, il l’a bien mérité : il a donné à mangé aux enfants quand je n’étais pas là.

  5. MOUHAHAHA!!!
    Et bin, pour ma part, la dernière phrase debile en date (enfin la dernière plus mémorable !) c’était quand je suis allée m’acheter ma scie à chantourner pour mon entreprise…je demande au vendeur s’il est dispo pour me renseigner sur les scies a chantourner et il me demande « il veut couper quoi avec? », du coup je regarde par dessus mon épaule : personne! Je lui demande de qui « il » d’agit… »bah, vot’ mari! »
    Merde, j’avais oublié de lui demandé avant de partir en le laissant se cogner le ménage avec les 4 mouflets…quelle gourdasse je fais!!!!!

  6. Tu déconnes, sur la photo t’es coiffée (si, si, t’as les cheveux attachés, c’est coiffé, ça!), t’es super bien habillée, et t’as même des boucles d’oreilles! Normale qu’avec ça, tu fasses +568% 😉
    Sérieusement, on fait bien de pas écouter les gens, tout le monde m’a pris aussi pour une tarée quand j’ai monté ma boîte…. Et qu’on me demandait sans arrêt « pourquoi vous faites ça -remise en forme pour les mamans- alors que vous êtes jeune et que vous n’avez pas d’enfants? J’ai 33 ans, 3 enfants et je t’em*erde 😉

    • Marie Grain de Sel

      Ouais quand j’ai les cheveux gras je fais une fausse coiffure pour tromper tout le monde 😀 Parfois, je me dis que le fait que tout le monde nous prend pour une tarée avec notre idée de boîte serai peut-être LE signe qu’en fait : nous avons eu une idée de génie…

  7. Bien joué !
    c’est la même pour moi cette année, on cloue ainsi le bec à tous nos détracteurs.
    de toutes manières il n’y a que les petits gens qui te font sentir petit, les grands te tirent vers le haut.
    il y a ce truc degueulasse en France de toujours maintenir les autres qui bougent a leur niveau de médiocrité!
    continue!

    • Marie Grain de Sel

      En France, se lancer dans l’inconnu, oser, et réussir : c’est sale. D’ailleurs tu noteras que je n’ai pas donné le montant de mon chiffre d’affaire : ça ne se fait pas.
      Toi aussi continue !

  8. J’ai de la chance de te connaître, tu es époustouflante.
    C’est chouette que tu partages parce que oui l’esprit d’entreprendre il est communicatif et il en faut beaucoup qui partagent pour faire taire toutes les langues de vipères jalouses et renfrognées.
    Bravissimo, je t’embrasse

    • Marie Grain de Sel

      Oui, moi je trouve important de dire qu’on entend beaucoup de choses pas vraies, et qu’il faut s’en foutre parce que sinon, on n’a pas fini !
      C’est moi qui ait de la chance ! Tu fais une raclette cette année ou pas ? 😉

  9. Très chouette photo et très chouette billet 🙂
    Bravo !

  10. Marina

    Merci 568 000 fois pour ce billet avec ton écriture juste passable. Et bravo pour cette progression en restant droite dans tes bottes 🙂

  11. Tu es le modele quej’aimerai suivre mais j’ai peur d’avoir dépassé la DLC.
    En tout cas bravo, you rock !

    • Marie Grain de Sel

      Ben le secret ma Zaza chérie, je te le dévoile enfin : il n’y a pas de DLC. Tu as TOUT TON TEMPS, du coup 😉 Merci et plein de bisous surtout !!!

  12. C’est tellement bien écrit ! Un jour j’aurais moi aussi mon « entreprise » (ou pas, je suis pas sûr du statut mais je veux me construire mon travail à moi) et je m’attend à avoir pleins de réflexions bien sur, les mêmes que toi surement, toutes celles sur mon apparence juvénile aussi :on a le même âge et la même tête d’étudiante (et le même pseudo chignon coiffé/décoiffé vite fait)
    J’espère avoir la même réussite que toi (et pas seulement les 568% hein, le bonheur et tout) et je te souhaite 568% de plus en 2016, hein, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? :p

    • Marie Grain de Sel

      Pour 2016 je vise 100 % de croissance (je suis un être humain quand même). On entend tellement de choses… C’est comme quand on devient parent, ya comme une croyance générale comme quoi ça voudrait dire : « allez-y, donnez -moi votre avis sur tout, c’est open bar »… Sauf qu’en fait : non. Alors le jour où tu te lances : écoute surtout cette belle personne qui te connait bien. TOI !
      (et puis merde : un jour on aura des têtes de vieilles et on repensera avec douceur à toutes ces années où on nous a prises pour des post-ados éternelles… Car oui Lulu, un jour, ça va basculer dans l’autre sens, je le sens)

  13. Emilie

    Franchement, merci du fond du coeur pour ce billet fort bien écrit ! 🙂 Si tout ça, c’est « faire la pute » aux yeux de certains, ça ne me dérangerait pas du tout de passer pour une fille de joie. 🙂 Tu es une source d’inspiration et d’encouragement pour moi, et je suis moi aussi plus âgée que toi. Je t’envie d’être arrivée si jeune à ton objectif et te souhaite de continuer sur cette belle lancée !

  14. Un article tout en sincérité dans lequel je reconnais beaucoup d’éléments que j’ai pu traverser ou que d’autres femmes de mon entourage ont rencontré.
    Ce sont de petits bouts de femmes comme vous qui arrivent tant bien que mal à faire évoluer les mentalités, les représentations sur les femmes. J’espère que nous serons de plus en plus nombreuses à emprunter ce chemin de l’entreprenariat, de l’accomplissement de soi sans se soucier des barrières de la société !
    Au plaisir, Manon.

  15. Eh bien moi je dis chapeau bas pour ce superbe résultat ! Et je dis bravo pour cette envie de tout bousculer, ce dynamisme et cette motivation ! Et que les personnes à critiques ne sont au final que des personnes jalouses de votre réussite autant professionnelle que privée !
    Votre joli discours ne peut qu’aider et soutenir de futures entrepreneuses alors encore bravo !

    Continuez comme ça et je vous souhaite une belle continuation ! 😉
    Marie-Ange

  16. Deux petits mots : merci et bravo ! Je lis ton blog de façon épisodique, mais j’y trouve à chaque fois un écho à mes propres questionnements.

  17. Petite coccinelle

    J’arrive pas à bosser aujourd’hui. Et pourtant je devrais, je croule sous le travail. Mais j’y arrive pas parce que je suis scotché à tes articles de merde… Depuis 2h. C’est malin…
    Tout ça pour dire BRAVO ! Pour le sujet de l’article, le contenu bien sur, ton succès bien évidement et pour la suite aussi 😉
    Un jour j’oserai peut être moi aussi, quand j’aurai trouvé « mon » truc ^^

  18. Mardge

    Toutes mes félicitations pour l’explosion de ton C.A, je suis fière de toi… continue comme ça…
    J’entends déjà certains ou certaines (ben oui, y en aussi sans doute) dire « Ouhai mais si sont C.A était de 1 €, 568 % ça fait pas grand chose, elle nous fait marrer la p’tite », t’inquiète ce ne sont que des jaloux ou jalouses, c’est parce que t’es trop belle et trop intelligente….
    Et comme on dit, tu dois tenir ça de ta marraine, Non ?
    Je suis tout à fait d’accord avec « Petite coccinelle », quand je commence à te lire, je peux y passer un sacré bout de temps….

    • Marie Grain de Sel

      Merci ! 😉 On devrait boire encore un peu pour fêter ça !
      Ton calcul est bon : 568% de 1, ce n’est pas beaucoup. Mais c’est déjà pas mal, quand même, par les temps qui courent : tout est bon à prendre.
      Seulement le plus beau, c’est que dans mon cas, c’était 568% de beaucoup, beaucoup plus de 1 euros. Hummmmmm ! et ça c’est booooon !!!

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