Je ne suis pas qui je dis que je suis…

Je vais me dépêcher de publier ce billet avant de faire marche arrière et de l’effacer…
Si je le publie, donc, lisez-le. Il est long, je sais… Chaque mot compte. Je crois que de ma vie, je n’ai jamais autant dit la vérité.

Je ne vous dis pas tout.

C’est comme mentir, j’ai réalisé. Surtout à moi-même.
Je mens davantage par omission que par mensonge. Mais un mensonge par omission étant en fait… un mensonge, ça revient au même.
J’ai l’impression de passer à côté de quelque chose.
De ne pas être moi.
D’être même fausse, parfois. À côté de la plaque.
Probablement que je me suis toujours trimballé cette sensation de ne pas être vraiment moi-même.
Certainement que c’est entre autres pour ça que j’ai choisi de faire un métier grâce auquel je crée et teste des méthodologies pour devenir soi-même.
Et je n’y suis pas encore.
Je ne suis pas loin. C’est ça le piège : de ne pas être loin d’être vraiment la personne qu’on voudrait être ; avec vraiment la vie qu’on voudrait vivre.
Parce que ça y ressemble suffisamment pour noyer le poisson.
Mais ça n’est pas ÇA. C’est à côté.

Je veux bien me tromper, je veux bien me planter même : mais être faux-jetonne (Fausse-jeton ?), ça, j’ai du mal à le digérer.

La vérité, c’est que je n’aime pas ma photo de profil : ce n’est pas moi.
J’honnis mon site Internet (et ma photo qui l’illustre, qui n’est pas moi non plus)
Je n’aime pas ma newsletter : elle n’est pas moi.
Je n’aime pas les noms de mes programmes : ils me font chier.
Je n’aime pas avoir l’air de parler à tout le monde : parce que ce n’est pas vrai.
Ha oui : et je déteste le développement personnel en soi. Il est pour moi une manière de penser qui s’est imposée comme elle s’impose chez tous ceux qui cherchent à vivre de grandes choses (j’ai remarqué).
Mais en soi, le développement personnel POUR le développement personnel : ben j’aime pas.
Autre chose vraie me concernant : je n’ai pas envie d’aider les gens. Je trouve ça très bien d’aider les gens. Ce n’est juste pas ce que je fais. Ce n’est pas pour ça que je le fais.
La vérité, c’est que je m’inspire des gens. Je me nourris de la manière dont ils se révèlent, de leur magie, de leurs différences. Alors je fais un métier qui me permet d’amener tout ça avec les gens.
AVEC les gens.
Je n’ai pas envie de leur faire du bien. Je veux faire LE bien. À commencer par le mien.
Ça, c’est la vérité.

Autre vérité… terrible : je suis Marie-Haude, et je passe à côté de ma vie.
En ce moment même. Chier.

En mettant le pied dans 2017, je sentais très fort que cette année allait tout changer pour moi.
Novembre et ça y est, je le sens : il y a comme un wagon de bullshit qui est enfin en train de se décrocher, là, derrière.
La seule place qui reste est celle de la vérité.
La voici.
Je passe à côté de ma vie parce qu’il y a un décalage encore important entre ce dont je remplis ma vie et ce que je suis vraiment, au fond.
Je une artiste.
Je suis une musicienne, une chanteuse, et une auteure (même si j’aimerais mieux appeler ça auteuse parce qu’auteure, à l’oral, c’est exactement la même chose qu’auteur : hors je ne suis pas un homme ; mais bon bref).
Ce n’est pas comme si je le voulais (c’est même plutôt chiant voyez-vous : parce que saltimbanque, c’est pas le truc le plus confortable à mon avis).
Ça ne fait que s’imposer à moi.
Et aujourd’hui, soit j’écoute ça et je reconnais ce que je suis. Soit j’écoute ça, j’en fais quelque chose : et je suis donc cohérente avec mon travail, mon message, ma mission.

Soit je l’ignore et… je crève d’ennui. Et de honte.
Comme je n’affectionne ni l’un ni l’autre, voilà donc ma vérité à plat.
Je suis une chanteuse et j’écris.

Ces dernières semaines, au détour de conversations soi-disant anodines, de hasards qui n’en étaient pas, de gros moments de doute, la vérité n’a eu de cesse de se plaquer là, sous mes yeux.
D’où elle ne veut plus jamais repartir.
Comme une vraie petite emmerdeuse.
J’ai été troublée, parce que je ne suis pas officiellement une artiste. Je suis officiellement un truc indéfinissable qui circule entre formatrice, entrepreneuse et conseillère en communication.
Or je ne suis rien de tout ça. Et je n’en ai même pas envie.
Ce n’est pas ÇA que je veux vivre. Et je me l’étais bien caché.
Je me suis demandé si du coup il fallait que j’arrête de faire ce que je fais aujourd’hui.
Pas forcément. En tout cas pas tout de suite. J’aime ce que je fais.
Pourquoi ?
Quand je parle de communication aux gens qui veulent apprendre : je ne les forme pas, je leur transmets la musique.
Ce que je veux, c’est que tout le monde résonne.
Comme Lady Gaga et Beyoncé (et Joan Baez aussi) : ce que j’aime, moi, ce n’est pas de chanter seule. C’est d’avoir toute l’audience qui chante avec moi, et qui tape dans ses mains.
Comme Lady Gaga, j’échauffe ma voix tous les matins avant d’aller donner mes formations (curieux ? Mais efficace).
Comme Lady Gaga, je crée, j’écris, je change de cap et on me reproche de ne pas porter ma fameuse robe en steack (métaphore : ma robe à moi est en poulet – haha, blague).
Comme Joan Baez, je veux toucher les gens avec mes mots et la manière dont ma voix les donne.

Mais tout de même… je ne chante ni n’écris.
Et ça, c’est devenu inacceptable.
Comment pourrais-je continuer à vous blablater sur tous vos possibles si moi-même je m’acharne à les étouffer ?
Tout ça parce que ça « ne cadre pas ».
Mais fuck, bordel de miel !
Je ne peux plus vivre dans le mensonge. Et c’est très dur.
Parfois c’est même physiquement intenable.
Mais notez ceci pour toujours : quand ça remue, quand ça bouleverse, quand ça fout les jetons… c’est JUSTEMENT parce que c’est FUCKING IMPORTANT.
Alors soit.
Je vais vivre complètement, et l’étape que j’avais besoin de franchir depuis longtemps pour le faire, c’était ce billet, aujourd’hui.
C’était l’étape de la vérité.
Je vais vivre complètement, et je n’ai aucune idée de quoi ni qu’est-ce.
J’ai quelques pistes, ceci dit :
a- Pour chanter, il suffit de chanter. L’idée : tout ce que je fais à partir d’aujourd’hui, je le ferai en tant que chanteuse (haha ! Si les participants à ma formation des 3 prochains jours savaient ). Et puis aussi, je vais VRAIMENT chanter.
Stay tuned.
b- Pour écrire, il suffit d’écrire (wah c’est HYPER simplet finalement) : alors j’écris un livre. Si vous voulez mon livre, laissez-moi votre adresse mail ici : http://eepurl.com/dbss3r)
Je vous préviendrai quand il sera prêt et surtout, je vous enverrai quelques pages, en cours de route, histoire qu’on rigole.
Et pour le reste ?

** Ma newsletter, la bien nommée Sparklettre, continue d’exister ; je vais tout changer à l’intérieur ceci dit, pour qu’elle soit « plus moi » (inscrivez-vous si vous voulez savoir http://eepurl.com/c54Om9 )

** Mes programmes actuels, à venir : vont changer aussi, et j’ai hâte de vous en parler.

** Mon super groupe « On disait que je serais » : continue d’exister et est la meilleure idée complètement « moi » que j’aie eu depuis toujours. Je vous en reparlerai. (si vous voulez nous rejoindre, c’est par ici : https://www.facebook.com/groups/442023432860405/)

Et puis… du chant et un livre.
C’est ça mon deal, maintenant.
Alors à très vite.

Je vous souhaite une très belle journée.

Je vous souhaite de cheminer vers vous et vers la vie qui vous attend vraiment.

Je sais que c’est dur.

Mais c’est finalement bien plus confortable d’essayer et de se planter que de ne jamais le faire.

Grosses bises et à bientôt !

Marie-Haude,

chanteuse depuis toujours
artiste devant l’éternel
écrivain inattendue
ha… et guitariste novice aussi, tiens.

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