Le poids, la mesure… et la Femme

Il y a fort peu longtemps, je feuilletais négligemment le ELLE que je m’étais procuré dans le but de lire des histoires de femmes écrites pour les femmes et de découvrir quels vêtements et accessoires réservés à une petite minorité d’élégantes fortunées étaient à la mode ces temps-ci…
Comme souvent, j’ai pu enfin le lire une semaine après l’avoir acquis (gastros, rhumes, courses, vaisselle… deux-trois petites choses essentielles s’étaient glissées entre mon magazine et moi).  Et là, j’ai tout lu de A à Z : je ne vais plus beaucoup au cinéma alors la presse magazine, c’est mon évasion à moi (ça, la télé, et l’alcool, bien sûr. D’ailleurs je lis souvent des ELLE en regardant TF1 et en sirotant un whisky coca… nue, bien entendu). Non pas que le contenu m’intéressât dans sa totalité. Hé oui, cela va surprendre mais je me fiche impérialement de savoir que le chausson prune en cuir vernis et à gland (169 €) est l’accessoire indispensable cet hiver. Mais je n’ai rien laissé de côté, parce que je voulais profiter intensément de ce moment rien que pour moi. Rien ne m’a échappé : de la robe/soutien-gorge Calvin Klein aux pères américains qui aiment s’occuper de leurs enfants (comme c’est original… et dans le prochain numéro : un « spécial rondes » avec une jolie brune photoshopée qui porte du 40 et demi), en passant par le col roulé bleu de Pio Marmaï…
Mais, dans ce flot d’informations toutes plus divertissantes les unes que les autres, un tout petit détail sans aucune importance m’a fait cogiter… C’était dans une interview d’Alessandra Sublet.
Alessandra Sublet anime une émission vachement trop bien sur France 5, depuis quatre ans : «C a Vous». Chaque semaine, voire même chaque soir, elle bat des records d’audience. L’émission est chouette, elle plait, et l’animatrice a vraiment un petit quelque chose de craquant qui, visiblement, plait à tout le monde. Moi comprise, je dois l’admettre.
J’ai donc bondi sur son interview parce qu’après les deux pages sur la nana qui a passé 24 heures avec un sac à poils (???) et les 6 pages cartonnées de pub H&M avec Lana Del Rey, autant dire que j’étais en baisse de régime.
Alessandra Sublet a eu un bébé cet été. On lui parle donc de sa ligne à la 7e question de l’entretien. Bon… en fait la question est «quel rapport entretenez-vous avec votre image?». Mais quand on demande ça à une femme qui vient d’accoucher, c’est une manière détournée de lui demander si elle se sent bien avec ses kilos, son ventre en tablier et sa cellulite.

Pour retrouver la ligne après un bébé : remplacer les fringales par un bon gros léchage de menton poilu

Non, mais je sais : elle bosse à la télé, Alessandra. C’est un personnage public. En plus, quand on sait que la caméra rajoute 5 à 10 kg, franchement, oui, on peut trouver légitime de poser ce genre de question à une femme qui vient de vivre l’incroyable aventure de la maternité.
Bref, elle répond qu’elle aime être naturelle et apparaître à l’écran comme elle est en vrai. On la croit volontiers.
Puis elle ajoute :

Après mon accouchement, ma styliste m’a demandé de rentrer dans du 36 au bout de deux mois pour ne pas avoir à refaire ma garde-robe. Ce qui ne m’a pas demandé beaucoup d’efforts comme j’avais aussi envie d’aborder la rentrée au top de ma forme



Bon, par où commencer.

  1. Je suis la première à dire qu’il est important de se sentir bien dans sa peau. Mieux : je crois vraiment qu’il est nécessaire de parvenir à se trouver belle telle qu’on est et que, le jour où on atteint cet objectif difficile mais crucial, on est sacrément vernie.
  2. Après un enfant, je crois qu’il est compréhensible qu’une femme souhaite retrouver son corps. Parce que, pour moi (mais je crois que je ne suis pas la seule), retrouver un corps le plus proche possible de celui d’avant, c’est l’une des étapes qui nous permettent de nous retrouver après tout ce par quoi on est passée avant, pendant et après la grossesse. Je ne connais encore aucune femme qui ait dit, après avoir eu un bébé : « Hahaha c’est marrant : je suis beaucoup plus grosse qu’avant ! J’adoooooore ! »
  3. Enfin, avant d’aller plus loin je précise que je ne m’apprête pas à critiquer A. Sublet. Elle rentrait dans du 36 seulement 2 mois après son accouchement, c’est bien. Certaines ne prennent pas énormément de poids pendant la grossesse et retrouvent facilement leur ligne (enfin, c’est souvent le cas pour la première grossesse, parce que dès le deuxième : hiiiin hiiiin hiiiiin). Donc oui, elle est mince, je la trouve même belle, souriante. Je n’ai pas de problème avec ça puisque je suis moi-même magnifique (ho ça va hein ! Si personne ne t’aime, aime-toi toi-même, et toc!).
    Je ne critique pas non plus ELLE… Je n’ai pas de comptes à régler et j’en ai marre de ceux qui se servent d’Internet pour cracher leur haine à la face des gens; ça pullule en ce moment et ça m’écoeure. Donc le lynchage de ELLE ne passera pas par mon blog, je crois que je suis déjà suffisamment critique à l’égard de ce magazine. Il reste mon féminin préféré. Et même si je n’aime pas tout ce que j’y lis, je continuerai probablement à l’acheter jusqu’à ma mort, j’en ai bien peur (explication simple et scientifique ici); tout comme ma grand mère, qui s’y est abonnée lorsqu’elle avait 15 ans.

Ceci étant dit, cette phrase, qui n’est pas bien méchante, ne m’a pas laissée indifférente.

Moi qui croyais que le droit au bourrelets était tout ce qui nous restait après un accouchement. Après avoir porté notre enfant, l’avoir mis au monde dans des conditions plus ou moins confortables (mais quand même plutôt moins, voire très très beaucoup moins confortables), je pensais qu’on avait au moins droit à quelques kilos superflus. Une fois qu’on accouche, plus personne ne nous chouchoute : parce qu’on ne porte plus ce trésor si délicat, parce que l’épée de Damoclès est rangée dans son fourreau et qu’on ne risque plus de faire le geste de trop qui pourrait tout compromettre. Parce qu’enceinte, on vous pense fragile, avec ou sans raison. Pendant la grossesse, on vous force systématiquement à vous assoir dans les canapés, coincée entre 5 coussins. Après l’accouchement, plus personne n’en a rien à faire que vous allaitiez assise bien droite sur une chaise en bois, et sans coussin. Après un bébé, vous êtes fragile, encore, beaucoup, et tout le monde est tellement occupé à admirer le petit rigolo que vous avez mis au monde que ça passe inaperçu. Avec la maternité, la vie de la femme (et de son co-créateur de bébé d’ailleurs) est bouleversée POUR TOUJOURS (tantantaaaaaaaan!!!). Elle ne dort plus, n’a plus une minute pour penser à elle ou à qui que ce soit d’autre que son bébé. Tout ce qui lui reste, c’est donc le droit indéniable, incompressible, inaliénable … d’être grosse. De laisser cette question de silhouette au placard encore quelques mois, le temps de se remettre dans sa tête et dans son corps.
J’aime autant vous dire que la styliste d’Alessandra Sublet a mis à mal ma confiance en tout ça… Elle a simplement demandé à ce qu’Alessandra entre dans du 36 deux mois après son accouchement (8 semaines hein, on parle bien de cette période où, comme vous et mois, les jeunes mères prennent leur douche à 13h, se brossent les dents à 16h et ne se coiffent plus). Ce qui a paru tout à fait normal et légitime à la principale intéressée… Je ne sais pas ce qui me gène le plus : l’éxigeance de la styliste ou le fait que cela ne dérange absolument pas la femme à qui l’on ordonne de retrouver sa ligne seulement 2 mois après son accouchement.
Quand votre mari vous fait remarquer, au bout de 18 mois, qu’il pensait qu’à ce stade, vous les auriez déjà perdus, vos 49 kilos de grossesse : c’est un goujat, on est bien d’accord, mais à la limite, ça reste dans la sphère intime.
Mais la styliste ? Pardon hein… il aurait fallu qu’elle refasse entièrement la garde robe d’Alessandra, mais en 38 ou en 40. C’est compliqué? Je ne sais pas.
Vous imaginez votre médecin vous dire : «Bon, vous avez une belle angine blanche mais je vous prescris un anti-diabétique parce que l’ordonnance est déjà enregistrée dans mon ordinateur». ???
Je ne connais pas bien le métier de styliste. Naïve, je me disais que justement, quand on était une femme comme Alessandra Sublet, on pouvait compter sur la complicité d’une styliste qui saurait jouer avec nos nouvelles formes de jeune maman et nous embellir malgré un ou deux bourrelets disgracieux. Parce que c’est son boulot, justement, de faire des garde-robes… non ?

Bien sûr, je m’offusque d’un rien, vraiment. C’est très vain et convenu de m’arrêter à cette petite phrase-là : franchement, qu’est-ce que ça peut me faire ?
Mais je lis ça dans ce magazine qui, soit-disant, se bat pour LA FEMME (avec toutes les lettres en majuscules, ouais) depuis 70 ans. Et ça me dérange. J’y vois, cachées derrière les paroles d’Alessandra, plein d’idées qui nous (= les femmes) enfoncent lamentablement :

  • Deux mois après un accouchement, il n’y a qu’à demander (exiger? ordonner? pareil non?) à une femme de rentrer dans du 36. Elle peut le faire. Donc, toutes celles qui ne le font pas (soit l’écrasante majorité d’entre nous) sont des feignasses dégueulasses
  • Il n’y a rien de plus facile que de retrouver sa ligne immédiatement après son accouchement. Il suffit qu’une collègue ou votre mec l’exige de vous et c’est chose faite ! Toutes celles qui ne le font pas ou mettent plus de deux mois pour atteindre cet objectif (soit l’écrasante majorité d’entre nous) sont donc des feignasses dégueulasses.
  • Il y a des femmes pour qui l’accouchement remonte à 9, 10, 30 mois (30 ans?) et qui ont toujours deux tailles ( trois, quatre? The sky is the limit au pays des mamans) en plus qu’avant d’avoir un bébé. C’est de leur faute? C’est parce qu’elles ne veulent pas «être au top», elles ? En fait c’est ça : elles ne font vraiment AUCUN effort ces grognasses. Elles vont glander pour le restant de leurs jours maintenant qu’elles sont mamans ou quoi?!!!
  • Quant à vous messieurs, vous pouvez immédiatement quitter votre femme si elle porte encore ses culottes de grossesse alors qu’elle a accouché depuis 6 mois : d’autres femmes, elles, entrent dans du 36 sans aucune difficulté… parce qu’il n’est rien de plus aisé que de retrouver son corps juste après avoir porté un enfant de 3 kilos et l’avoir expulsé de son vagin sanguinolent (ne me remerciez pas pour cette délicieuse image; c’est cadeau).
  • Il n’y a rien de plus simple que de passer ne serait-ce qu’une heure par semaine à faire du sport pour retrouver sa ligne lorsqu’on a un nouveau-né et peut-être même d’autres enfants plus âgés; qu’on ne dort plus, qu’on croule sous les bodies garnis au caca mou et les biberons, les siestes, et parfois même pour les plus téméraires : un boulot dis-donc (les petites audacieuses) ! Il suffit de le VOULOIR (bordel!).

Avoir un bébé c’est un drôle de voyage. On n’en revient pas indemne. On en revient même changée pour toujours. Dans notre tête, rien n’est plus pareil. Dans notre corps non plus.

Ce corps, qui nous a porté tant bien que mal à travers ce périple, nous et notre bébé, en gardera éternellement les marques.
Quoi de plus compréhensible que de ressentir le besoin de retrouver son corps, de se reconnaitre, après avoir vécu ça ? Mais tout de suite? À peine le bébé est-il expulsé que POUF ! Il faudrait que tout revienne à sa place. Déjà (hinhinhin, permettez-moi ce rire narquois), plus rien ne reviendra « à sa place ». Il faut oublier tout de suite. L’ordre des choses telles qu’on l’a connu avant est pulvérisé dès lors que la petite chose gluante et bleue pousse son premier cri plein de liquide amniotique. Il est à recréer entièrement, cet ordre (mais en fait, tout va être en désordre pendant longtemps parce que parfois, il va falloir choisir entre nourrir l’enfant, se laver – enfin- et faire de l’ordre dans sa vie ; on n’aura pas le temps de tout faire).
D’ailleurs on vous le dira : il faut 9 mois pour faire un bébé et 9 mois MINIMUM pour s’en remettre.

Mais visiblement on ne le lira certainement pas dans ELLE.  Et c’est dommage, quand on écrit pour les femmes…quand on affiche, numéro après numéro, son combat pour leur droit de vote, leur droit à la contraception, à l’avortement, à un niveau de salaire égal à celui des hommes… Mais qu’on trouve normal de leur refuser le droit à avoir un corps bouleversé après y avoir abrité un être humain tout entier…
Alessandra Sublet a de la chance (sa styliste aussi, surtout : ouf ! on peut garder la même garde-robe… un peu plus et il fallait faire un shopping chez Sandro, qu’est-ce que c’est pénible!). Elle fait partie de celles qui ont «un bon métabolisme», «une bonne charpente», et qui, effectivement, remettent leurs vêtements « d’avant » 2 mois après avoir accouché. Mais, comme celles qui peuvent s’offrir le sac de la page 54 du numéro du 21 septembre (1290€) elles ne sont pas représentatives. Elles sont une minorité, même.

*Non mais je sens que certaines vont s’affoler : si vous faites du 36 alors que vous avez accouché avant hier ça n’est pas grave hein ! Ça arrive et d’ailleurs, vous devez certainement être détestées de toutes vos copines, c’est pas sport. Moi je vous aime comme vous êtes, ne vous en faites pas! *
Et bien moi, Marie Grain de Sel (non mais ça n’est VRAIMENT PAS mon vrai nom, tu rigoles ou quoi?!!!), je refuse. (euh… oui, « je refuse », c’est la fin de ma phrase, pourquoi ?).

De mon rapport à ma propre image, j’aimerais ne retenir que l’essentiel de ce que j’ai appris en ayant des enfants : oui, retrouver un physique potable est une étape primordiale du retour à la réalité. Mais une fois que ce corps-là a donné la vie, on réalise qu’il ne se résume pas aux bourrelets, aux vergetures, et au besoin vital de rentrer dans la nouvelle collection Comptoir des Cotonniers. Et c’est agréable, de réussir à penser ça.
Je fais la fière mais ça n’est pas facile hein.
Adolescente j’aurais lu l’interview en question, je me serais dit : «ha ! encore heureux qu’elle rentre dans son 36. Mais quelle horreur de grossir comme ça !!! beurk c’est chiant vasy !».
Mais mon corps à porté et façonné mes enfants. Il est drôlement doué ce corps. Alors j’essaye de ne pas trop l’emmerder avec cette histoire de kilos parce que, franchement, quand je vois comment il a assuré je me dis qu’il mérite bien un peu de respect, de patience, et de tolérance.

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16 Comments

  1. C’est vrai qu’il est des milieux que nous ne comprendrons jamais ! A sa place j’aurais répondu illico à la styliste d’aller habiller quelqu’un d’autre ailleurs, car je suis d’accord avec toi, son rôle est de trouver le truc qui embellit sa cliente qu’elle rentre dans du 36 ou 2 mois après dans du 38 ou 40 ! Bien envoyé en tout cas !

  2. Rho elle est mimi cette styliste quand même, elle met pas la pression ni rien, c’est cool 😛
    Alors sinon euh poids est différent de taille, après la grossesse on peut se retrouver avec des hanches plus large, et qu’on retrouve ou pas le poids d’avant, rien à faire, ça rentrera plus ^^
    Deux mois j’ai envie de dire c’est légèrement pas beaucoup quand même 😀 Mais si ça l’a motivée, ma foi… 😉

    • M’en parle pas : on dirait que j’ai retrouvé ma ligne mais en fait je fais une à deux tailles en plus qu’avant. Rien ne sera plus jamais comme avant, RIEN ! (j’ai grossi du dos quoi…). Mais comme tu dis, si ça l’a motivée qu’on lui foute la pression …

  3. Je suis estomaquée par la réflexion de la styliste, par ce naturel aussi avec le quel A Sublet semble le prendre.
    Sinon tu as tout dit et tu l’as si bien écris, merci

  4. Tatami

    Je vais aller dire merci au (encore) joli corps de ma Maman de m’avoir façonnée ! et d’ailleurs ce qui est dommage, c’est que quand on est enfant on ne se rend pas compte qu’on est la chair de la chair de ses parents, car à cette époque parents = chiants. Mais j’ai l’impression qu’on s’en rend compte une fois que l’on devient Maman à son tour (ou même simple Tatami)..

    • Voilà un commentaire aussi chou que toi, je te reconnais bien là 😉 Surtout je dirais qu’en devenant une femme, on se rend compte que les kilos que nos mères ont pu avoir en trop à certaines époques, on ne les voyait pas : moi ma mère c’était la plus belle du monde, point. 😉

  5. Johny

    Alessandra Sublet vit dans un monde d’image, la télé, le cinéma, ça revient un peu au même, tout le monde vous voit et vous devez vous montrer au meilleur de votre forme, c’est dans la description d’emploi si on veut. Quand la styliste lui a dit ça, Alessandra a surement pensé que ça allait de soi; dans ce monde, ça peut même être qualifier de professionnalisme. Les histoires de célébrités qui reprennent leur taille de guèpe après une grossesse courent les rues après tout.

    Aussi, les vêtements de ce milieu se retrouve beaucoup plus dans les petites tailles, connaissant le milieu de la mode(un peu), c’est donc logique pour une styliste de vouloir pouvoir acheter des vêtement dans la taille 38 puisqu’il y aurait une meilleur sélection, surtout pour les vêtements qui ont la pêche. Je ne crois pas que ce soit une question de ne pas vouloir refaire une garde-robe, mais que la styliste veut acheter des vêtements dans cette taille. Personnellement, je croit que la mode ne fait pas de sens, mais c’est ce que j’ai cru comprendre.

    Mais, si vous ne bossez pas à la télé, pas de problème, non?

    • Non il n’y a pas de problème, d’ailleurs, le sujet du billet n’était pas la norme télévisuelle. Mais merci pour l’information, Johny. Il est certain que chaque métier à ses particularités, ses codes, ses impératifs. Et ne vous faites pas de souci pour moi : mon métabolisme généreux me permet de rester mince en toute circonstances, ce billet s’intéresse aux femmes; sujet que je comprends sans doute mieux que le métier de styliste, cela ne fait aucun doute. Très bonne journée!

  6. Mère Blabla

    Tu vois ton post sur les requêtes aura eu le bon goût de me ramener ici 🙂 Superbe article pour moi qui plus d’un an après la naissance de ma deuxième apprécie toujours aussi peu de croiser mon reflet 🙂

    • ça prend du temps 😉 Et moi je te le dis, puisque ELLE préfère te dire l’inverse : prends le temps qu’il faudra. Mais si tu dois maigrir, changer de coiffure, de jean, mon conseil : fais-le pour toi, pas parce qu’on l’aura exigé de toi ! Un bébé c’est pas rien et on ne redevient pas soi-même après l’accouchement en claquant des doigts : ni physiquement, ni dans la tête 😉

  7. childfree64

    Je peux comprendre la réaction d’Alessandra Sublet qui, du moins j’ose l’espérer, au delà de l’injonction de la styliste, voulait juste SE PLAIRE à elle même avant tout et le plus vite possible. Ce que j’aime bien chez elle c’est qu’elle n’utilise pas sa maternité pour se glorifier. Je suis d’accord avec la patience et la tolérance envers le corps des mères mais parler de faire des enfants de la même manière qu’on parlerait d’un super pouvoir pour mettre une fois de plus les mères au centre du monde là je ne suis pas d’accord. Faire des enfants n’a rien d’exceptionnel, tous les mammifères en font!

    • Oui, je crois que vous avez mis le doigt sur le sujet essentiel de ce billet: une femme ne doit obéir à personne, et à rien d’autre, qu’à elle même. Et le plaisir de SE PLAIRE à elle-même est primordial, je suis tellement d’accord avec vous !
      C’est sur, c’est triste de croire que les femmes qui ont des enfants sont toutes puissantes. Ou l’inverse : croire que celles qui n’en ont pas sont bien plus intelligentes. Heureusement, je ne m’attarde pas à débattre avec les femmes (ou les hommes) qui pensent l’un ou l’autre. Nous sommes sauves ! 🙂

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