Si tu prends la décision de vouloir ce que tu auras

Voilà ce qui s’est passé.
La semaine dernière j’ai assisté à une conférence sur Internet. Son titre m’avait paru alléchant.
Ne bougez pas, vous allez comprendre tout de suite : « Une entrepreneuse qui augmente ses revenus et son énergie en moins de 3 mois? Oui c’est possible ! ».

La conférence était animée par la coach Cécile Tardy, que je suis depuis près d’un an.

Cécile a parlé d’énergie, de revenus, d’argent. Certes.
Elle a parlé aussi de la notion de décision. Notion chère à mon cœur.

Parce que je souffre d’un complexe aggravé chronique de la décisionométrie aiguë.
Pathologie complètement inventée par moi-même et désignant un mal pourtant simple : je suis une quiche pour prendre des décisions. Pour trancher. Pour choisir. D’ailleurs je vise relativement mal quand je joue au basket avec des boules de papiers et une corbeille. Je me demande si tout cela est lié…

Et pourtant, la décision, dans ma vie, c’est tout. Comme quoi, parfois, je me soigne.
Tout ce que je suis aujourd’hui est né de décisions prises il y a fort, fort, fort… bref : très longtemps quoi.
J’en avais déjà parlé ici, l’adulte que je suis devenue a pris racine, notamment, dans mes rêves de petite fille. Qui n’étaient autres que des décisions, qui ont donné lieu à des choix : pour que j’écrive l’histoire qui est la mienne.

Dans un billet de son blog, Cécile dit quelque chose que je trouve très inspirant :

« Je crois que mes rêves, projets, objectifs, succès peuvent m’arriver si je les appelle du fond de mon être; que l’enchantement est partout lorsqu’on demande et que l’on observe avec un cœur d’enfant, un cœur pur. »

Et moi, souvenez-vous, j’ai 4 ans. Je suis pure. Je suis fraiche.

En parlant de décision, Cécile a évoqué l’argent (eu égard au sujet de sa conférence).
Le lien entre le revenu monétaire et la notion de décision étant le suivant : décidez de la somme que vous voulez gagner, demandez-la, et vous l’aurez.
L’argent est là, il est partout.
Si tu le veux, dis-le, demande-le. Et t’en auras.
Soit parce qu’il se trouvera en face de ta demande. Soit parce que, ta décision étant là, formulée, claire : tu verras clairement les opportunités te menant à ton but et sera donc plus apte à les saisir.

C’est osé, de nos jours, de dire « l’argent est partout, t’as qu’à demander, t’en auras ».

Et puis Cécile dit : « J’ai choisi d’y croire… c’est aussi simple et facile que de ne pas y croire.  Et c’est tellement plus confortable ».

Bien vu.

Et là j’étais convaincue : parce que moi j’aime bien quand c’est confortable. Ça tombait bien.

J’ai eu envie de croire en cette histoire de décision.
Et j’ai eu envie de tester l’idée : je suis une femme de terrain.

Je n’ai pas osé demander de l’argent tout de suite. Parce que c’est bien de savoir que je n’ai qu’à demander pour obtenir, mais il faut aussi que je sois prête à assumer de le recevoir.

Je voulais commencer avec quelque chose de plus intime, pour voir.
Et alors que je passais sur la page facebook du blog pour rien du tout, un détail s’est posté devant moi : 185 fans.

185 ? Avec tous les gens qui lisent mes billets ? Avec les 500 amis que compte la partie profil de Marie Grain de sel ?

185 ? Ha ouais ?…

C’est à cette seconde-là que j’ai décidé.
J’ai dit non à 185, ce chiffre qui ne disait pas toute la vérité. Et j’ai fixé mon viseur sur 300.
Et une fois que je l’ai décidé, je l’ai demandé.
J’ai été sur ma page facebook et j’ai demandé 300 « j’aimes » pour dimanche soir. Comme on demande sa barbie Reine des Neiges au père Noël (ou son double sabre laser de Star Wars).

En le demandant, j’étais certaine que je l’aurais. Puisque je l’avais décidé.
La décision, c’est tout. Le reste, ce sont les moyens.
Dès lors que j’avais pris ma décision, qui était une décision réaliste, je savais que je trouverais les moyens pour obtenir ce que j’avais demandé.

Rock'n Roll, les mecs !

Rock’n Roll, les mecs !

J’ai commencé par le plus direct et le plus gratuit. Qui a été de… demander.
Simplement, explicitement.
Ceux qui ne pouvaient pas me donner ce que je demandais (parce qu’ils suivent déjà ma page, notamment) ont joint leur moyen au mien : elles ont relayé mon post.
Car c’étaient surtout des « elles », oui : j’ai plein de copines.

Je vous refais le déroulé de l’opération. Attention, ça passe vite : comme les magiciens avec leurs jeux de cartes qu’ils font apparaitre de derrière vos oreilles. Pour voir la combine, il faut se concentrer.

Prêts ?

  1. Mercredi en début d’après midi j’ai décidé que je voulais 300 « j’aimes » sur ma page facebook.
  2. Mercredi en début d’après-midi j’ai demandé 300 « j’aimes » sur ma page facebook pour dimanche soir.
  3. Jeudi matin ma page comptait : 301 « j’aimes ».
  4. Dimanche soir, elle en comptait : 320.

Cécile avait raison.
J’ai demandé, j’ai eu. J’ai même reçu au-delà de ce que j’avais demandé.

N’y voyez que du jeu. Aucune manipulation.
Voyez-y l’enchantement dont parle Cécile. Parce que c’est de cela qu’il s’agit. Un moment de magie.
Si vous avez cliqué sur « j’aime », c’est parce que vous en avez eu envie. C’est parce qu’il existait une réponse positive à ma demande. Et cette réponse positive, c’était vous.

N’y voyez aucune science impersonnelle. Parce que si j’ai demandé 300 « j’aimes » sur ma page, c’est que je pensais avoir quelque chose à offrir en échange. Quelque chose qui méritait ce nombre.
Parce que, pour ces 300 personnes et plus, j’écris des billets que j’aime.
En y mettant les mots que j’aime, en y libérant le talent que j’ai à ma portée.
Ça vaut ce que ça vaut. Oui. Peut-être pas comme du Flaubert, peut-être pas comme plein d’autres. C’est moi et c’est ça que je mets dans le monde.
Et j’ai trouvé que les 185 « j’aimes » que j’avais mercredi matin ne rendaient pas justice aux plusieurs centaines de personnes qui lisent mon blog chaque semaine.

Je ne gagne pas d’argent d’avoir 300 fans sur ma page facebook. Pas davantage que je n’en gagne avec mon blog.
Ce blog qui me coûte de l’argent. Mais qui ne m’en apporte pas.
Non pas que j’aie quelque chose contre les blogs qui rapportent de l’argent. L’argent j’aime ça, et j’aime en gagner. Ce n’est pas honteux, l’argent.
Mais j’ai décidé que Marie Grain de Sel ne génèrerait pas d’argent. Qu’il n’y aurait pas de billets sponsorisés, ni de publicités ici. Si je veux gagner de l’argent avec un blog un jour, il faudra que j’en crée un autre.

Ce que j’ai gagné, avant tout, avec mes 320 « j’aimes » ? Un très bon moment. Je me suis beaucoup amusée.
Mes copines du Net sont entrées dans la danse sans réfléchir. Pour s’amuser avec moi. Pour être solidaires. Pour partager quelque chose, en tout cas.
Il y a eu une étincelle, dans cet instant-là. Une fraction de secondes qui nous a réunis autour de ma demande. Quelque chose de bon.

Et l’énergie que j’avais mise à formuler ma demande a fait boule de neige avec l’énergie que les gens ont mis à y répondre. Tout s’est décuplé et le résultat obtenu a dépassé ma demande.

En faisant le bilan de cette expérience, dimanche soir, j’ai pensé aux autres décisions que je peux prendre.
Que je peux (dois ?) me donner la permission de formuler.
Je peux décider d’être heureuse. Ça n’empêche pas au malheur d’exister dans ma vie : ça me permet de capitaliser davantage sur mes instants de bonheur.

Je peux décider, à 5 ans, de partir à Brest. Le dire tout haut, le répéter.
Et être ici, dans ma maison, dans mon quartier de la rive gauche, à 31 ans.

Je ne crois pas que les choses nous tombent dessus dès lors que nous les demandons. Rien ne tombe de nulle part.
Je crois que, dès lors que nous avons exprimé notre demande, nous nous mettons dans la meilleure position pour nous donner à nous-même ce que nous avons décidé de vouloir.

Ceci dit… Je peux peut-être demander un coup de pouce et passer au niveau supérieur :

Cher Univers,
Ma décision est prise : je veux gagner 100 000 euros.
On peut s’arranger pour les versements : je suis patiente et conciliante.
Le tout c’est que la somme soit soldée pour l’échéance que je te propose : 31 décembre 2015.
Ok pour toi ?
Pour moi c’est bon.
Bisous !

Et à tous les « j’aimeurs » enthousiastes que vous êtes, à vous qui lisez ce billet, à mes copines et à tous les surfeurs de l’Internet mondial qui partagez mon grain de folie :

MERCI !

Rendez-vous sur Hellocoton !
Partager cette lecture :
Share

11 Comments

  1. tu es mon héroïne, tu déplaceras des montagnes. De cette Cécile, je n’ai que le prénom, c’est un bon début, non?
    TRES joli billet à l’heure des résolutions

  2. Pat

    Je fais partie de ceux qui lisaient tes billets quand je voyais des partages faits par les autres blogueurs. Je fais maintenant partie de ces 320 fans ! Fans est bien le mot car c’est un réel plaisir de lire tes billets, quelle plume !!
    Je vais essayer de rattraper mon retard de lecture et ne plus manquer un seul billet dorénavant 🙂
    A très bientôt !

  3. De la bonne humeur à lire 🙂 ! Décidons, demandons et agissons. Bravo à toi parce que tous ces « j’aime » tu les mérites.

  4. Emilie

    Je n’ai pas de compte Facebook, mais je lis toujours tes billets avec énormément d’intérêt. Souvent, très souvent, ils me parlent. Et celui-ci ne fait pas exception. Il paraît s’adresser à moi et rien qu’à moi. 🙂
    Connais-tu la coach Christine Lewicki (auteure de « J’arrête de râler ») et sa conférence « Oser être brillante » ? Je n’adhère pas forcément à tout, mais rien que le titre a du sens, je trouve.
    Merci d’écrire ici.

    • Merci infiniment Emilie ! Je suis très touchée et flattée par ton commentaire. Je crois avoir entendu parler de Christine Lewicki, « J’arrête de râler » et « Oser être Brillante », ça me rappelle quelque chose. En tout cas je trouve les titres très accrocheurs, je vais aller regarder ça 😉 Très bonne fin d’année !

  5. Mardge

    Une seule chose avec laquelle je ne suis pas d’accord dans ton billet, c’est « Rive Droite »…..
    Pour le reste, fan comme d’hab.

Trackbacks for this post

  1. 1 an de freelance : un bilan, ma réalité - Madame Sioux
  2. Si ce n'était que pour ce moment-là

Leave a Reply to Crevette d'ODouce Cancel Reply