La recette du bonheur est un plan à trois

J’ai commencé mon année 2016 en mangeant du foie gras et en allant voir la mer (dans cet ordre ou l’inverse, je ne sais plus).
Je l’ai finie de la pire manière qui fut : à court de démêlant pour mes cheveux.
S’il n’en avait tenu qu’à ses deux bouts profondément banals, 2016 aurait pu être une année comme une autre.
Sauf que « une année comme une autre », cela n’existe pas vraiment.
Chaque année est la suite de la vie d’avant, et l’on y trouve toujours quelque chose de différent. Même dans les années qui ont l’air calmes.

Et puis certaines années, comme en 2016 dans ma vie, il se passe des choses. Beaucoup de choses. Beaucoup d’extrêmes et de choses au milieu; à en rendre toute l’expérience très déconcertante et déstabilisante. Fascinante.

Entre son début et sa fin, mon 2016 n’a eu de cesse de ne rien avoir de banal, justement. C’était grisant, c’était horrible. Jusqu’à ce que ça devienne fatiguant.
Oui, il est possible que dans un crépuscule de décembre je murmurasse dans les larmes et la morve que je ne pourrais plus jamais encaisser une année comme celle-là.

Sauf que si : je pourrais. Je ne vais pas courir après. La tranquillité aussi, c’est sympathique. Et une fois de temps en temps, elle peut même avoir moult vertus. Je ne sais pas… une fois tous les deux ou trois ans. Allez, tous les cinq ans, maximum.
Mais si l’avenir devait se présenter comme 2016, je pourrais l’encaisser. Avant je ne savais pas, je pouvais même en avoir peur, à l’occasion.
Mais aujourd’hui je le sais : je peux.
Si 2017 devait être la continuation de ce qu’était 2016 et bien… je commencerais par m’acheter du démêlant, histoire d’avoir les bases. Et je continuerais mon chemin.
Un chemin qui sera sans doute encore mieux.
Pas seulement grâce à mes cheveux bien coiffés (et brillants).
Je peux en encaisser davantage aujourd’hui : parce qu’il y a eu 2016.

Une bonne fois pour toutes, je sais que la vie n’est jamais complètement foutue ni complètement magnifique. Quand tout paraît magnifique, tout peut être foutu en une seconde. Certes. Mais quand tout paraît foutu, les choses magnifiques continuent d’arriver. C’est surprenant. C’est comme ça la vie, ne me demandez pas comment elle fait. Comment nous faisons. Simplement : nous pouvons avoir confiance, la vie c’est magique et dès lors que nous le savons, nous pouvons en saisir notre part.

Aujourd’hui je me sens forte, je me sens heureuse, je me sens bien.

Tout ça grâce à 2016, et aux années d’avant : grâce auxquelles je sais désormais sans aucun doute que toutes celles qui suivront seront vivables dans leurs plus belles couleurs, même si elles devront composer également avec les ombres.

Et puisqu’il faut une recette à tout, de nos jours, je peux vous dévoiler la mienne. La recette que 2016 aura fini de m’apprendre sur la vie. La recette que 2016 m’aura permis de peaufiner encore davantage, de sorte d’en maitriser mieux que jamais les usages, les dosages et les saveurs.
Pour aborder toute nouvelle année en étant certaine que, quoi qu’il arrive, celle-ci sera une année dont je pourrai être heureuse, voici ma recette :
La règle des 3 MOUR.

Ouais.

aMOUR, huMOUR, et glaMOUR.
La règle des 3 MOUR, quoi.
Le plan à 3 idéal.

À brandir tous les trois dans cet ordre ou celui qui vous plaira, suivant les circonstances et votre degré de disponibilité à l’un ou à l’autre.
Mais allez-y abondamment, sans frein ni hésitation : avec ces trois-là, je vous garantis une année…
Pfff « une ANNÉE » ?!
Non. Avec ces trois-là je vous garantis une VIE fabuleuse.
Une vie pas si grave quand elle l’est. Une vie encore plus magnifique, lorsqu’elle l’est.

J’ai cherché d’autres mots finissant par « -mour », pour voir s’il y aurait moyen de créer une règle des « 4 MOUR » ou 5, ou 6… Je suis gourmande.
Je n’en ai pas trouvé d’autres et finalement, c’est tant mieux : ces trois-là sont amplement suffisants.
Et je peux vous dire que, pour les avoir testés par urgence, par réflexe de survie, en désespoir de cause mais aussi, bien souvent, par préférence : ils sont redoutablement efficaces.
Avec ces trois-là, je n’ai plus besoin de m’inquiéter : tout ira bien.
Je pourrai me prendre des baffes : j’aurai l’amour.
Je pourrai me prendre des gamelles : j’aurai l’humour.
Je pourrai me tromper du moment que je reste glamour (en réalité, « glamour » ne faisait pas partie du lot initial. J’ai trouvé judicieux de l’ajouter, et désormais je ne vois plus du tout comment j’ai pu envisager de faire sans ?!).

Soyons honnêtes (avec nous-mêmes, pour commencer). Lorsque débute une nouvelle année, nous ne savons rien, tout en en sachant suffisamment. Mais globalement, dans la vie, nous n’en savons que peu sur ce qui nous attend. Et plus nous pensons savoir, plus nous sommes déçus : soit parce que rien ne se passe comme prévu, soit parce que, pire encore, tout se passe comme prévu.
Et l’essentiel de nos réussites se joue, je peux désormais vous l’affirmer, dans tous ces instants où, face aux choses et aux gens, nous avons la capacité à aimer, rire, et… briller de nos mille étincelles (« Glamour » oblige).

De plus, 2017 étant une grosse année électorale en France, je recommande plus que jamais la règle des 3 MOUR qui, vous le verrez en temps et en heure, nous sera ultra salutaire. Pour ça et pour le reste, avec beaucoup d’amour, beaucoup d’humour, et le zeste indispensable de glamour, le chemin se fera, la vie rayonnera : et nous, nous nous tiendrons debout, vivants, respirants, vibrants. Et tout ira bien.

Notez toutefois (pour compléter le tableau) :  je n’ai pas trouvé d’autre mots finissant par « –mour » ; par contre j’ai découvert dans mes recherches le mot « allouchier ». Merveilleux terme à l’exquise consonance, que je me ferai un plaisir d’utiliser copieusement en 2017, ce qui me permettra d’exalter encore davantage les pans « huMOUR » et « glaMOUR » de ma recette magique du bonheur.

Comme chaque jour, une année nouvelle commence aujourd’hui. 2016 est derrière. Comme chaque hier, de toute manière.
Je la regarderai sans nostalgie ni soulagement vengeur. Je crois au contraire que je penserai toujours avec une tendresse particulière à 2016 : cette année où j’ai appris à nourrir une tendresse toute particulière à l’égard de moi-même.

Et pour 2017, que je vous souhaite magnifique, je vous invite à glorifier les 3 MOUR. À ne faire qu’une bouchée de cette vie qui se dévore à pleines dents et s’inspire à pleins poumons.

AMOUR, HUMOUR et GLAMOUR : vivez comme ça, vous ne pourrez pas vous tromper.

Et une merveilleuse année à vous !

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7 Comments

  1. Emilie

    Chère Marie, merci pour ce billet plein de pep’s. 2016 est terminée, vive 2017 avec tes trois MaMOURS ! AMOUR et huMOUR, je vois bien, j’espérais une petite illustration du glaMOUR (si ça se trouve, c’est en lien avec ton démêlant ? Bien d’accord avec toi, il m’est devenu indispensable au fil du temps). Je te souhaite de poursuivre ta route avec la même énergie, le même bonheur de découverte, la même générosité (car je serai ravie que tu continues de partager avec nous tes aventures d’entrepreneure). Des bises !
    PS : Et fais moi signe si tu passes du côté de Genève, je serai heureuse de faire connaissance avec toi « en vrai » autour d’un thé.

    • Marie Grain de Sel

      Coucou Emilie ! Merci pour ton commentaire ! Le Glamour ? Par réflexe, j’ai toujours envie de dire que le Glamour c’est « comme les actrices hollywoodiennes d’avant ». C’est vaste… Il faudrait réfléchir, mais c’est sans doute aussi quelque chose de très subjectif, le glamour… Le démêlant, oui, c’est un bon début 😉 En général si je suis à Genève ce n’est qu’en coup de vent mais je note ta proposition et j’y penserai !!! très belle année à toi !

  2. Une tres belle année a toi <3

  3. Jasmine

    Merci pour ces billets.
    Oh que oui glamour a toute sa place! Exactement pour les raisons sus-mentionnées.
    Se sentir glamour dans l’adversité aide à continuer d’aller de l’avant.
    Bonne continuation et bonne année 2017.

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