C’est quoi ce plafond, là ? [Aka : j’ai atteint la limite de mes propres limites]

Pensez-vous parfois à vos plafonds ?
Pas les plafonds comme dans : ce truc au-dessus de ma tête impossible à repeindre proprement, sauf à finir la tronche mouchetée.

Les plafonds métaphoriques.
J’allais dire : « invisibles », mais ils sont visibles, pourtant.

Votre plafond, c’est ce qui explique que vous n’avez pas demandé cette augmentation.

Votre plafond, c’est la raison pour laquelle vous n’avez pas dit à Trucmuche que vous étiez blessé.e de ce qu’il vous avait dit la dernière fois en réunion.
Votre plafond c’est ce qui explique que vous avez créé cette entreprise que vous voulez voir grandir… et que vous piétinez, reculez, hésitez : vous vous y voyez sans vous y voir. Parce que ce n’est « que vous », vous n’y croyez pas toujours tant que ça.
Votre plafond sont ces « je t’aime » que vous n’avez pas dits.
Votre plafond sont ces coups de téléphone que vous n’avez pas passés; ces e-mails, que vous n’avez pas envoyés.
Votre plafond c’est ce boulot dans lequel vous êtes étriqué.e.
Votre plafond est le voile de fumée qui persiste entre vous et vos rêves.
Votre plafond est le mur contre lequel vous vous cognez la tête et le cœur… Alors que juste derrière, il y a du grand pour vous, vous le savez.
Votre plafond est un chiffre maximum, une réussite maximum, un bonheur maximum, un sentiment d’accomplissement maximum…. Que vous avez décidé malgré vous de ne pas dépasser. Sans le faire exprès. Ce n’est pas de votre faute.

Et au-delà de votre plafond…

Vous doublez votre salaire, vous écrivez un roman, vous faites le tour du monde, vous créez une entreprise et la faites prospérer, vous êtes une patronne charismatique, un entrepreneur qui en impose. Vous connaissez l’amour et il vous surprend de dépasser d’aussi loin tout ce que vous aviez imaginé. Vous gouttez à la joie et vous avez du mal à croire qu’elle puisse être si intense… si souvent.

On dit « Sky is the limit » mais le ciel est illimité.
Et vous aussi… au-dessus du plafond.

Hé bien votre plafond n’est qu’un plafond de nuages. Le plafond de nuages, je vous en ai déjà parlé ici (si vous voulez approfondir la question). En ce qui me concerne, il est hors de question de me heurter aux nuages en faisant inlassablement machine arrière : je VEUX VOIR comment ça fait d’être au soleil !

Tout comme l’avion lorsqu’il décolle, pour aller là-haut, où le soleil brille, où les possibilités du ciel sont illimitées : il faut passer ce plafond de nuage. Totalement franchissable (ce ne sont que des nuages). Turbulent (un truc atmosphérique fait que ça va te secouer : c’est ce que ça fait, de dépasser son plafond). Complètement à votre portée.

****
 Et vous ?
 Avez-vous envie ou besoin de quelque chose d’important pour vous en ce moment ?
 Identifiez-vous un plafond par rapport à cette chose ?
Une limite inconsciente au-delà de laquelle vous avez toujours considéré que « ce n’était pas vous » ou « pas pour vous » ?
 Quel pas, même minuscule, feriez-vous aujourd’hui pour monter vers ce plafond, puis au-delà ?

**Ce plafond, il est inconfortable à traverser. Ça remue, ça secoue, ça fait même plutôt peur. Et puis ça passe. Juste après l’inconfort et l’impression qu’on va y rester ? Le soleil infini, l’espace pour tout, le très grand.**

Alors ? Prêts à pousser les moteurs pour voler plus haut ?

Bon vol à tous ! 

Marie-Haude
I’m leaving on a Jet Plane

PS : pour illustrer ce billet, une image trouvée sur Pinterest. Et clairement le genre de plafond que je verrais bien chez moi… à condition qu’il soit ouvrant 😀

2 Comments

  1. Hey ! Transperçons les plafonds 😉
    C’est si bon.

  2. Maman 3.0

    Je rebondis sur cet article… et sur un précédent que je ne retrouve plus.
    J’ai toujours voulu être XXX. Aujourd’hui, c’est même ce qui est écrit sur ma fiche de paie. Mais… j’ai cessé d’avoir confiance en mes capacités professionnelles (aidée par certains collègues : j’ai (beaucoup trop) besoin qu’on me dise que c’est bien, ce que je fais). Alors je fais d’autres trucs « autour » du métier de mes rêves, pas ce qui est au cœur de mon métier. Merci à toi : ton message m’a ouvert les yeux, donné le courage de m’y remettre. Je me suis dit que j’allais exercer le métier de mes rêves, à nouveau, en me félicitant moi-même (avec des petites récompenses, des « bons points », au lieu d’attendre que d’autres me félicitent) et remonter la pente.
    L’autre facteur qui m’a aidée, c’est le sport. Je me suis mise à la course à pied récemment : j’arrive à m’entraîner, c’est-à-dire à caser des créneaux régulièrement dans mon emploi du temps et je m’inscris à des courses pour avoir des objectifs tangibles dans mon calendrier. Cela a regonflé ma confiance en moi : je suis capable de courir, et même de courir longtemps. Je fais pareil pour mon job : je case (presque) régulièrement des créneaux dédiés dans mon emploi du temps, je pousse les autres activités pour faire de la place, je m’engage sur des objectifs, avec des échéances qui ne dépendent pas de moi.
    Je progresse petit à petit.

    Merci ! et mille vœux pour que toi et les autres rêveurs et rêveuses qui lisent ce blog commencent par avoir le courage de décoller, puis de percer le plafond de nuages !

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